Kemi Seba:"Rebâtir l'Afrique, ou mourir en essayant"
Mis à jour (Vendredi, 13 Avril 2012 12:22) Entrevue de Rodolfo Turano, membre de la Comunità Solidarista PopoliLe docteur Rodolfo Turano est membre de la Comunità Solidarista Popoli, nous lui avons demandé de nous raconter son expérience auprès du peuple Karen en lutte depuis des décennies contre la junte birmane. Commençons par une question simple, pour clarifier les choses, quand est né Popoli et quelles sont ses activités ? Popoli est né en 2000 de la volonté d’un groupe d’amis véronais travaillant plus ou moins dans le domaine de la médecine et qui ont décidé d’agir au-delà de nos frontières. Notre travail a une origine « ethico-morale » et donc politique dans son sens le plus large. Vous travaillez au côté du peuple Karen, choix assez original. Vous auriez pu vous consacrer à l’aide d’autres populations, peut-être plus intéressantes pour les médias. Alors la question est : pourquoi les Karens ? Ce sont plus eux que nous qui les avons choisi. Une fois leur histoire connue, leur culture, leurs us et coutumes, nous ne pouvions pas faire autrement. Ce fut un choix émotionnel du fait de la proximité de nos idéaux et du fait aussi de la répression qu’ils subissent. Leurs caractéristiques éthiques, leurs traditions, font que ce peuple a renoncé à gagner facilement de l’argent avec les trafics de drogue, d’armes ou d’hommes, ce qui est le cas pour de nombreuses autres ethnies dans cette région. Les Karens ont choisi une manière de vivre dignement, en accord avec leurs racines culturelles et spirituelles, malgré plus de 60 ans de guerre qui a contraint nombre d’entre eux à fuir les représailles de l’armée birmane. Ainsi vous agissez dans une zone de guerre, ce que peu d’associations ou d’organisations humanitaires font. Quelles sont vos activités dans les villages karens ? Depuis dix ans nous avons orienté notre action sur trois axes : un projet sanitaire, un projet d’éducation et un projet de coopération avec une autre association, l’Uomo Libero. Vous pouvez expliquer plus en détail ces différents projets ? Le projet sanitaire doit répondre à deux problèmes fondamentaux : la pénurie de médicaments et le manque de structure d’accueil et de personnel. Ce projet a permis de réduire la mortalité dû à des pathologies endémiques (tuberculose, malaria, infections des voies respiratoires ou gastro-intestinales) en particulier chez les enfants. Le projet éducationnel vise à fournir du matériel scolaire, des panneaux photo-électriques ou des génératrices afin de permettre le développement d’écoles dans les villages. Enfin, en collaboration avec l’Uomo Libero, nous travaillons sur un projet qui se nomme « Terre et identité ». Qu’entendez-vous par « Terre et identité » ? Le projet vise à acquérir des terrains cultivables à la frontière avec la Thaïlande qui sont ensuite donnés aux populations Karens pour être cultivées dans le but d’atteindre l’autosuffisance. Ainsi les Karens peuvent créer de nouveaux villages et s’étendre sur le territoire. C’est fondamental car une partie de la population, estimée entre 150 et 200 000 personnes, est entassée dans les camps de réfugiés situés le long de la frontière dans des conditions sanitaires extrêmement précaires. L’esprit Karen y est mis à épreuve. Comment en est-on arrivé à une situation pareille ? Pourquoi sont-ils persécutés ? Il faut remonter en arrière. Le problème est né en 1945. Quand fut divisé l’empire britannique, le Myanmar et ses 47 ethnies a gagné son indépendance. Les Karens sont environ 7 millions ce qui en fait une des plus grosses ethnies du pays. En 1949 est signé un traité garantissant la liberté, l’autonomie et le respect des traditions des diverses ethnies. Le non respect de ce traité a mené à une guerre civile. Cette guerre est dramatique à plus d’un titre : toutes les ethnies ne combattent pas pour les mêmes raisons et même parmi les Karens certains se sont alliés à la junte birmane. Pourquoi l’organisation des Nations-unis, pourtant toujours prompt à condamner le non respect des droits humains, ne s’est jamais penché sur un conflit qui dure depuis 60 ans ? Simplement car la Birmanie est un des débouchés pour la Chine, qui elle-même a un poids considérable à l’ONU. Ce sont des alliés économiques et militaires. Mais il n’y a pas que la Chine qui y trouve son intérêt. Israël, la Belgique, et aussi les USA sont très intéressés par les matières premières que possède le pays : pierres et métaux précieuses et surtout le pays fait l’objet de la convoitise des narcotrafiquants du fait des plantations d’opium. L’omerta est un moyen pour tous de conserver le pouvoir sur ces zones. Cela ne m’étonnerait pas que quelques lobbies italiens y trouvent leur intérêt aussi vu que la Birmanie est le pays le plus miné au monde et que l’on sait bien qui produit de telles armes. C’est donc l’appât du gain qui serait la source du conflit ? Y a-t-il d’autres organisations qui agissent sur le territoire birman, avez-vous des rapports avec eux ? Oui il y a des associations qui viennent de la Norvège, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des Etats-Unis. Pourtant, à la différence de nous, ils n’entrent pas dans les zones dites « noires » où l’armée birmane a le droit de vie ou de mort sans autre forme de procès. Eux agissent dans les camps de réfugiés. Des américains aussi ? Oui. Ils agissent dans les camps et ont des programmes de réinsertion assez discutables. Dans quel sens ? Ces organisations invitent les Karens à s’installer au frais du gouvernement U.S. sur le sol américain en leur fournissant la fameuse « Green Card ». Une fois là-bas, ils leur fournissent une maison, un travail, une télé, un lave-vaisselle et tout le confort moderne… Pourtant tout a un coût. Ils doivent ensuite rembourser et bien sûr payer les impôts, l’assurance maladie, leur nourriture, le tout avec des salaires de misère. Ils auront fini de payer leur dette dans des dizaines d’années. Les USA se garantissent une main d’œuvre à bon marché et se lave la conscience, dans le plus grand style puritain, de tout l’immobilisme occidental. Le pire est l’effet que cela a sur ces immigrants : une aliénation totale que ce soit comme homme ou comme peuple. En guise de conclusion, pouvez-vous nous décrire ce qui vous a le plus marqué durant ces nombreuses missions en Birmanie ? Sans aucun doute, la tenue de ce peuple. Quand je suis arrivé en 2006, alors que nous menions les consultations et la distribution de médicament, j’ai vu des centaines de personnes attendre patiemment, le sourire aux lèvres, de l’aube au crépuscule, sans jamais se lamenter. Je me rappelle de leur courtoisie et de leur gentillesse. Je repense avec émotion à tous ces enfants vivant dans la pauvreté la plus absolue et qui avaient pourtant les yeux remplis d’espoir. Par Simone Bosco (zenit.worldpress.com)
Mis à jour (Mercredi, 14 Mars 2012 19:12) Manifestation pour la Syrie et Bachar El-Assad
Mis à jour (Mardi, 13 Mars 2012 21:25) Mouammar Kadhafi : Tué pour l’empêcher de concrétiser le rêve de millions d’Africains dès 2014
L’éliminer avant de perdre le contrôle total de l’Afrique à partir de 2014 voici toute la raison qui guida la France, les États-Unis, la Grande Bretagne et leurs alliés dans leur campagne contre Kadhafi. Monnaie, fond monétaire africain, banque centrale africaine, télécommunications, transports, États-Unis d’Afrique… Muammar Kadhafi avait ingénieusement tout planifié, se fixant comme délai l’année 2014 pour la création de la banque centrale, le fond monétaire et bien d’autres encore pour affranchir le continent noir après un demi-siècle d’indépendance aux allures de parole suivie d’aucun acte ou de « gouverner sans régner ». Après avoir émis l’idée en 2000 lors du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine(OUA) à Lomé de concrétiser le rêve de Kwame Nkrumah et de Cheikh Anta Diop, et obtenu la création de l’Union Africaine (UA) quelques années plus tard, le guide libyen pousse le bouchon plus loin. Satellite africain et Afriqiya : Deux idées concrètes pour l’unité Mouammar Kadhafi pousse ses pairs à acheter un satellite africain pour que l’Afrique ait son indépendance en matière de communication. Il préfinance cet achat avec plusieurs centaines de millions de dollars américains. « Il sait dépenser sans compter(…) ainsi pour acheter le satellite africain, il a mis trois cent millions de dollars sur la table » témoigne Moustapha Cissé, ancien ambassadeur du Sénégal en Libye et ex-conseiller spécial de l’ex-président sénégalais Abdiou Diouf en charge du monde arabo-islamique. Le Guide de la Jamahiriya Libyenne offrit ainsi RASCOM-QAF1, le premier satellite de télécommunications entièrement dédié au continent africain et ses îles. Il a été mis en orbite le 20 décembre 2007 ! Cela a été le premier lancement de l’histoire pour tous les pays africains. Kadhafi lance également la compagnie de transport aérien, Afriqiyah Airawyas, qui assure la liaison entre les capitales africaines et régions du continent. La compagnie offrait 4 vols réguliers entre Tripoli et Dakar, Abidjan et le Caire…etc. « Beaucoup de gens utilisaient la ligne Afriqiyah pour aller à Paris. Parce qu’on pouvait faire Dakar,Tripoli, Paris, et retour à 400 mille FCFA (615 Euros) » ajoute le diplomate sénégalais. « Alors Tripoli était devenue une plateforme de communication entre l’Afrique, le monde arabe et l’Europe ». La monnaie et la banque centrale africaine en 2014 Khadafi avait proposé la mise en place d’une union monétaire africaine (UMA). Il avait dégagé 30 milliards (dollars) pour la création de l’UMA qui devrait avoir Yaoundé (Cameroun) pour siège. Il avait également prévue la création d’une banque centrale africaine (BCA), qui devrait installer son quartier général à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria. Il était question que cette banque africaine commence à émettre une monnaie africaine à partir de 2014. « Ce qui ne plaît pas aux occidentaux parce que ça nous permettrait de nous passer du CFA et des autres monnaies qui ne font que briser nos économies » s’indigne M.Cissé Un investisseur africain en Afrique Khadafi avait une politique africaine très dynamique. Du Sénégal au Tchad, en passant par le la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Libéria, le Bénin, le Togo, le Nigéria, le Niger, le Mali, etc. Le guide Libyen a investi des milliards de dollars dans les secteurs agricoles, hydrocarbures, hôtellerie et tourisme, et dans l’équipement. Au Mali, le plus petit investissement libyen est chiffré à 50 milliards (FCFA) dans l’industrie hôtelière. « Ces investissements libyens dans l’hôtellerie sont estimés à plus de 50 milliards de francs CFA », a déclaré Oumar Balla Touré, directeur général de l’Office malien du tourisme. Plusieurs autres centaines de milliards ont été investis dans le secteur agricole. Pour les maliens Khadafi est « un homme qui s’est engagé pour la cause africaine » Le Conseil nationale de transition (CNT) est considéré au Mali comme un organe rebelle soutenu par la communauté internationale. Dès le début de la révolte à Benghazi, et l’entrée de l’aviation étrangère, des associations musulmanes et des partis politiques avaient organisé à Bamako des manifestations de soutien à Khadafi, dénonçant une « invasion occidentale « . Le guide libyen a, par railleurs, dégagé plusieurs milliards de dollars pour la création de banques sahélo-sahariennes au Sénégal, Mali, Niger, Mauritanie, Tchad, etc, et le rachat de plusieurs compagnies occidentales en Afrique pour réduire leur emprise sur les économies du continent. C’est par exemple le cas de Mobile Oil, du groupe américain Exxon Mobile, qui est devenu Oil Libya dans la majeure partie de la sous-région Ouest africaine. La Guinée-Conakry doit sa toute première chaîne de télévision à Mouammar Khadafi ; il la lui a offerte au nom du peuple Libyen comme présent au « peuple frère » de la Guinée en 1979. Il a également équipé l’armée guinéenne, de l’armement lourde aux uniformes des soldats pendant plusieurs décennies. Sans compter un appui financier gigantesque. « Et maintenant certains financiers disent que les investissements libyens dans la sous-région dépassent les investissements » fait remarquer l’ambassadeur Moustapha Cissé. La vie des libyens de l’ère Khadafi : 1- La Libye est le dernier pays sur la liste des pays endettés ! La dette à 3,3% du PIB ! En France, elle est à 84,5% ! Aux USA à 88,9% ! Au Japon à 225,8% ! 2- L’électricité à usage domestique était gratuite ! 3- L’eau à usage domestique était gratuite ! 4- Le prix d’un litre d’essence était de 0,08 Euros ! 5- Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts ! 6- Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas ! 7- Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 Euros par mois ! 8- Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1 627,11 Euros par mois ! http://lavoixdelalibye.com/?p=3955
Mis à jour (Vendredi, 09 Mars 2012 11:51) En Inde, savourez un délicieux repas au Hitler's Cross !
Mis à jour (Vendredi, 09 Mars 2012 10:55) Naissance d’une cellule de SOLID en Thaïlande
Bangkok le 25 février – La cellule thaïlandaise de SOLID, l’association loi 1901 de CasaPound Italia, a vu le jour aujourd’hui. L’association est déjà très impliquée dans l’aide humanitaire internationale pour venir en aide à des peuples dont la survie est menacée, pour sauvegarder des cultures locales ou pour défendre les identités. Le président de CasaPound en personne a assisté au baptême de cette section composée d’Italiens travaillant en synergie avec les autorités locales et la société civile afin d’importer le projet de SOLID dans tout le sud-est asiatique. La communauté italienne qui vit à Bangkok et dans le sud de la Thaïlande depuis une vingtaine d’année a déjà beaucoup travaillé au développement de ces zones. « Nous nous sommes rapprochés de CasaPound car nous avons été attirés par la capacité qu’a ce mouvement pour traduire en action concrète les choses qu’elle annonce. Nous nous sommes immédiatement mis au travail plutôt que de dépenser de l’énergie en paroles inutiles – explique Guglielmo Zanchi, coordinateur pour SOLID en Asie. Porter désormais la bannière de SOLID, collaborer avec des institutions locales, est une affirmation pour nous de vouloir continuer de vivre en Thaïlande selon un principe simple : non pas comme profiteur mais comme porteur de richesse et solidarité. » « SOLID – ajoute le président de l’association, Sébastien Manificat – est encore une jeune association pourtant elle a déjà trouvé un espace pour agir dans de nombreux pays : des missions pour les Karens à l’aide aux minorités Serbes du Kosovo en passant par le Kenya pour proposer des aides concrètes sous diverses formes allant de l’aide alimentaire, à l’éducation, à l’aide médicale ou financière sous forme de microcrédit pour encourager un développement local. Nous avons des cellules en France, en Belgique, en Irlande. Sortir de l’Europe et ouvrir un nouveau front d’action en Asie, grâce à une structure organisée et autonome, est une excellente nouvelle. » « Je suis ici en Thaïlande pour montrer que des nouveaux modes de solidarité existent – affirme le président de CasaPound, Gianluca Iannone. SOLID travaille sans aucune subvention, finance ses activités avec des levées de fonds et grâce à l’implication de dizaines de personnes qui donnent de leur temps et de leur enthousiasme pour atteindre des objectifs concrets même minimaux mais qui ont un impact réel sur la vie des personnes. C’est ce que nous ferons ici en Thaïlande où nous sommes déjà en train de travailler sur un projet d’échange culturel, un échange entre deux réalités diverses, celle des enfants du Nord et du Sud du pays, au travers d’un camp d’étude de l’Anglais." Débat sur la Syrie : InfrarougeMis à jour (Jeudi, 01 Mars 2012 14:43) Kemi Seba:"De la virilité panafricaine"
Quand la CIA finançait les Frères musulmansLes services secrets américains ont longtemps soutenu la confrérie, née en 1928 en Égypte. Le fonds E 4320, conservé aux archives fédérales à Berne, concerne Saïd Ramadan, le gendre d'Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens. Poursuivi par le régime nassérien, réfugié en Suisse en 1959, Saïd Ramadan a créé le Centre islamique de Genève, le premier institut de ce genre en Europe. Il est par ailleurs l'un des fondateurs de la Ligue islamique mondiale inspirée par les Saoudiens. Une note confidentielle des services secrets suisses datant du 17 août 1966 évoque la "sympathie" de la BUPO, la police fédérale sur la protection de l'État, pour Saïd Ramadan. Elle ajoute : "Il est très certainement en excellents termes avec les Anglais et les Américains." Un autre document, daté du 5 juillet 1967, se montre encore plus précis. Saïd Ramadan est présenté comme un "agent d'information des Anglais et des Américains. De plus, je crois savoir qu'il a rendu des services - sur le plan d'informations - à la BUPO." Toujours est-il qu'une réunion, présidée par le chef du service du Ministère public fédéral, du 3 juillet 1967, décide d'accorder un permis de séjour à Saïd Ramadan, alors que ce dernier aurait dû être expulsé le 31 janvier 1967. Les raisons de cette tolérance ? La possibilité "que les amis de Saïd Ramadan prennent le pouvoir dans les mois à venir dans l'un ou l'autre État aujourd'hui qualifié de progressiste ou socialiste". Saïd Ramadan et le président américain Ces documents déclassés vont dans le même sens que l'ouvrage publié en septembre dernier par le journaliste américain Ian Johnson, lauréat du prix Pulitzer, Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident (*), on découvre que les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont utilisé les Tchétchènes, les Kazakhs, les Ouzbeks, les musulmans vivant en URSS contre les communistes athées. Les Américains ont ensuite pris le relais, soutenant les islamistes contre le bloc communiste et ses satellites. En juillet 1953, une délégation de musulmans est invitée aux États-Unis, et reçue à la Maison-Blanche, parmi eux Saïd Ramadan. Le 28 octobre dernier, dans un article intitulé "Le rôle mobilisateur de Saïd Ramadan", le site francophone Oumma.com montre la photo du président Dwight Eisenhower entouré des membres de la délégation. Saïd Ramadan est à sa droite. Le président américain estime que, dans ses relations avec les dirigeants arabes, "notre foi en Dieu devrait nous donner un objectif commun : la lutte contre le communisme et son athéisme", relève Ian Johnson. Quelques années plus tard, Saïd Ramadan, réfugié en Europe, traite avec Bob Dreher, un agent de la CIA installé à Munich. Une thèse sur la charia Saïd Ramadan vient d'obtenir en 1959 un doctorat en droit de l'université de Cologne pour sa thèse La charia, le droit islamique, son envergure et son équité. Il brûle d'envie d'étendre son influence à l'Europe entière. "Installé à Genève, il considérait Munich, à une journée de route de son domicile, comme l'endroit idéal où établir une sorte de base avancée", lit-on dans Une mosquée à Munich. La CIA finançait-elle directement Saïd Ramadan et les Frères musulmans en Europe ? Ian Johnson reste prudent, dans la mesure où une partie des archives de l'agence de renseignements ne peut être consultée. "Tout indique que Dreher et l'Amcomlib eurent recours aux moyens financiers et politiques à leur disposition pour donner un coup de pouce au principal représentant des Frères musulmans en Europe", écrit-il. L'Amcomlib, ou American Committee for Liberation from Bolshevism, était un faux nez des services américains. Il roulait en Cadillac René Naba, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l'AFP, penche davantage pour une sous-traitance par la Jordanie et l'Arabie saoudite. Pour preuve, Saïd Ramadan, de nationalité égyptienne, voyageait à cette époque avec un passeport diplomatique jordanien. Apparemment, le gendre d'Hassan el-Banna ne manquait pas de subsides, Une mosquée à Munich raconte ainsi qu'il roulait en Cadillac... Décédé en 1995 à Genève, Saïd Ramadan est notamment le père de l'islamologue Tariq Ramadan, et de Hani Ramadan, qui lui a succédé à la tête du Centre islamique de Genève. Interrogé sur les liens éventuels de son père avec les services secrets américains et européens, ce dernier n'a pas souhaité nous répondre. (*) Ian Johnson, Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident, JC Lattès. http://www.lepoint.fr/monde/quand-la-cia-financait-les-freres-musulmans-06-12-2011-1404368_24.php
Mis à jour (Lundi, 20 Février 2012 15:49) Nasser parle de son entretien avec les frères musulmans sur la question du voile
Mis à jour (Jeudi, 09 Février 2012 10:57) |
























































